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Influenceurs ou influvoleurs ? Les règles du jeu changent !


Les influenceurs sont devenus des figures incontournables de notre époque. Ils ont su conquérir les réseaux sociaux et faire de leur passion un véritable métier. Squeezie, Nabilla, Mister V, Nico Capone, Lena Mahfouf… Qui n’a jamais entendu parler de ces stars d’Instagram, Snapchat ou Youtube ? Ou qui ne s’est jamais laissé tenter par une offre promotionnelle de produits miraculeux ? Mais cette profession n'était pas toujours encadrée par des règles claires et cela pouvait parfois conduire à des dérives…





Ah, les influenceurs, ces personnes ultra-connectées qui peuvent nous faire acheter n'importe quoi en un claquement de doigts ! Mais comment en sont-ils arrivés là ? Grâce à leur passage dans des émissions de télé, des vidéos qui ont créé le buzz, des streams autour de jeux vidéos, etc, ces influenceurs ont pu se créer une communauté de followers ultra-fidèles. Aujourd'hui, ils gagnent leur vie en créant du contenu sur les réseaux sociaux et en faisant des partenariats avec des marques. On estime à plus de 150 000 le nombre d'influenceurs actifs en France sur Youtube, Instagram, Tiktok, Snapchat.


Mais attention, il faut rester vigilant, car certaines pratiques peu scrupuleuses ont été dénoncées. En effet, certains influenceurs souvent issus de la télé-réalité, ont abusé de la confiance de leur public en faisant la promotion de produits qu'ils n'avaient même pas testés ou en dissimulant leur rémunération. Heureusement, de nouvelles règles ont été mises en place pour éviter les abus et protéger les consommateurs. Alors on peut continuer à suivre nos influenceurs préférés en toute confiance !


Des règles pour la publicité


En janvier, l’influenceur luxembourgeois Dylan Thiry, rendu célèbre grâce à l'émission Koh Lanta en 2017 était dans la tourmente, cinq téléspectateurs ont déposé plainte contre lui pour abus de confiance dans le cas de cagnottes en ligne ou de vente de gélules supposées vaincre le cancer. Selon une récente enquête de la Direction Générale de la Concurrence (DGCCRF) sur 60 influenceurs et influenceuses, 60 % d’entre eux ne respectaient pas la législation en matière de publicité.


L’objectif premier de cette régulation est évidemment de protéger la santé mentale des jeunes français et française, qui sont les plus vulnérables face aux arnaques de certains influenceurs, influenceuses notamment, car ce sont eux qui sont les plus présents sur les réseaux sociaux.


Plus de contrôle et de transparence


Actuellement les influenceurs et influenceuses sont déjà dans l’obligation de mentionner si leurs partenariats sont rémunérés et ceux-ci ont également l'interdiction de faire de la publicité pour de la contrefaçon.


Dorénavant, les partenariats ayant trait à des produits et services financiers, notamment le numérique et la cryptomonnaie ainsi que les partenariats avec le secteur de l’alcool seront beaucoup plus encadrés pour n’observer aucune dérive.


Également, les influenceurs auront aussi l’interdiction de faire de la promotion pour de la chirurgie esthétique et seront dans l’obligation de mentionner les photos retouchées et l’utilisation de filtres. Point très positif, car cela va permettre aux plus jeunes de s’accepter comme ils sont et de retrouver leur estime de soi.


De plus, L’Etat souhaite également contraindre nos influenceurs français logeant à l’extérieur de l'Union européenne, notamment Dubaï, à nommer un représentant légal sur le territoire français afin de les obliger à respecter les droits français même depuis l’étranger.

L’Etat aura aussi des devoirs et notamment celui de mener des opérations de sensibilisation aux dérives des influenceurs dans les écoles.


Un statut plus légal pour les influenceurs


Autrefois flou, le mot “influenceur” voit une définition se concrétiser. Il s’agit de personnes “qui mobilisent leur notoriété auprès de leur audience” pour communiquer en ligne des contenus faisant la promotion “directement ou indirectement de biens, de services ou d’une cause quelconque, en contrepartie d’un bénéfice économique ou d’un avantage en nature”.


Pour lutter contre ses escroqueries, les parlementaires ont donc adopté ce jeudi 30/03/2023 à l'unanimité une proposition de loi qui doit maintenant être validée par le Sénat. Cette régulation nous montre le besoin actuel de clarifier le régime qui doit s’appliquer aux influenceurs ainsi qu'à leurs agents et leurs annonceurs.

Aussi, pour qu’il n’y ait plus d’écarts, le Ministère de l’Economie a mis en place un guide de bonne conduite des influenceurs et des créateurs de contenus. Selon l’actrice Fatou Guinea, “la loi ajoute de la crédibilité à notre métier, ça montre que c’est un vrai métier”.



Les influenceurs ont connu un succès fulgurant grâce à leur présence sur les réseaux sociaux, mais cette profession a aussi été le théâtre de dérives. C’est pourquoi ces nouvelles règles visent à protéger les consommateurs et la santé mentale des jeunes en assurant la régulation des publicités et des partenariats, ainsi qu’une totale transparence.


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